Sac Lowepro dryzone 200 en test
Par S.Meys, le 06/08/07 , dans Technique     Tags: lowepro, dryzone, sac ?tanche, test

MAJ 06/2008 voir en bas

Dés que l’on à un peu de matériel le portage devient vite un problème. Volume, place, portabilité sont autant de variables dans uen équation qui devient vite complexe.

Equipé d’un simple orion trekker j’en étais très content, mais rentrer tout le matériel dedans relevais du casse tête quand au portage il n’était pas adapté à une charge aussi lourde (10kg).

Pourquoi un sac étanche ?


Soyons honnête il s’agit d’un confort. Les cas d’utilité impératif d’un sac totalement étanche reste marginaux. Mais dans ces prix là un sac est un investissement, on réfléchit à son besoin actuel et futur. Hors faisant de la photo de voile, traînant à l’occasion le matériel sur la plage et envisageant des voyages vers des zones biens humides ou même simplement pour être tranquille quand il s’agira de passer un cours d’eau en pirogue ou canoé l’étanche parait une bonne garantie pour ma tranquillité d’esprit.


Le choix se réduit alors aux 3 modèles Dryzone de chez Lowepro et mon chois s´est porté sur le modèle 200.

D’abord vu d’ensemble :






La partie tissus du support de pied est escamotable, les filets élastiques pratiques et efficaces. Il y a de très nombreux passants pour ajouter des pochettes extérieures. Coté encombrement en hauteur c’est très raisonnable, moins déjà pour l’épaisseur mais bon ce n’est pas une surprise non plus.


A noter pour l’avion, le harnais est démontable et la ceinture peut se fermer à l’envers. De suite le sac fait beaucoup plus civilisé et rentre en général dans les critère de bagages à main, par contre attention au poids …


Ensuite le dessus :




Le clip de fixation du pied supérieur, le clip du rabat général et une bonne poignée de portage.

Dans le rabats de couverture :



Un zone de rangement bien conçue. En zone non étanche (attention à ce qu’on y met suivant les usages). Tt est prévue pour évacuer l’eau si il y a immersion.

Derrière le rabat de couverture :



On arrive au compartiment étanche en toile « cirée » épaisse. Pas de soucis, c’est le matériaux utilisé (et éprouvé pour ma part) sur les sac étanches en voile.

Le système de fermeture :





La glissière étanche à cette tête là. Un peu dure a manipuler elle se fait vite et un peu de lubrifiant silicone (fournis avec) adoucis bien la maniabilité.



A la réception du sac le cran d’étanchéité étais mis et j’ai eu du mal a déverrouiller la glissière (faut juste forcer et la tirette ne parait plus du tt surdimensionnée) La petite boucle plastique prend aussi tt son sens pour tenir le contre sens de la traction.
Sans surprise l’étanchéité complète à un prix sur le confort d’usage.

Une fois la glissière étanche ouverte :




Comme un mille feuille on tombe sur la couche suivante, CAD le sarcophage photo classique avec une fermeture éclair normale. Notons que s’il est difficile de faire l’économie de fermer au moins partiellement la glissière étanche en usage « commun » car la glissière étanche ouverte se tient mal, c’est moche et on risque de la deformer ou de l’écraser. Par contre on peut faire totalement l’économie de fermer cette partie là pour conserver une bonne accessibilité du matériel.

Et dedans on met quoi ?





Pas de surprise dedans c’est irréprochable, tt rentre nickel, on trouvera aussi une poche petit accessoire qui donc, elle, est en zone étanche.

Par contre le sarcophage étanche de découvrant pas totalement le compartiment photo on se retrouve avec les compartiments, de gauche sur l’image, d’accès mal aisé. Rien à y faire sinon ne pas y mettre des choses dont on se sert de trop.

Retour à l’extérieur :

L´ensemble affiche 10kg sur la balance. Pas de soucis de portage les bretelles sont reprises sur une plaque dorsale qui est lié au sac par une surface en velcros. C’est donc totalement ajustable en hauteur en décollant le velcros (avec la plaquette fournie avec le sac ou sinon un pvc mince ou équivalent fera aussi bien l’affaire. Une fois bien réglé le sac porte sur la ceinture, on équilibre aux bretelles et les 10kg reste 10kg (on les sent) mais le portage est très bon.

Les bretelles :





Les bretelles sont copieusement équipées en moyens de fixation. Largement de quoi monter un brelage pour porter appareil + objo sur le ventre par exemple.

Une structure particulière :



Le sac est composé de 3 parties :

- Le harnais et la grande poche extérieure.
- Le compartiment étanche
- Le sarcophage intérieur

Les 3 sont rendus solidaire par un ingénieux système de passant dans lesquels passe un jonc en plastique. Le tout est démontable (pour le séchage par exemple).



Sur le terrain :


Une merveille, comme un sac de randonnées on positionne la ceinture sur les hanches, on sert raisonnablement (le portage se fait majoritairement là), on ajuste les bretelle pour éviter le ballottements du sac, on ferme le bride de poitrine et c’est partis. Comme tout les sacs techniques ça demandes un peu de réglages personnels.

Utilisé pour des randonnées à la journée en montagne avec jusqu´à 1000m de dénivelé sans soucis.

L’étanchéité à l’épreuve :



Rien de pire qu’un outil dont on s’aperçoit des déficiences grave en situation réel. Un sac étanche c’est bien à condition de savoir dans quel mesure il l’est vraiment. La douche étant un test très partiel j’ai décidé de l’éprouver en piscine.

Sans le matériel photo bien sûr mais 10kg de brique à la place.



La flottabilité s’avère sidérante, le sac pourrait être chargé à 20kg qu’il flotterait encore. Du coup peu de surface réellement immergé, la fermeture n’est même que très partiellement immergé.

Un très bon point donc.

Ensuite pour tester cette fameuse fermeture TZIP j’ai maintenu la totalité du sac sous l’eau pendant exactement 2mn (le dos vers la surface).
A l’ouverture pas bon signes l’intérieur du couvercle du sarcophage étanche est mouillée.
Dans le sarcophage photo je trouve l’équivalent d’un bon verre d’eau tout du même coté. Si le matériel avait été dedans j’en aurais mouillé (donc vraisemblablement perdu) la moitié.
L’étanchéité est donc très relative. La fermeture maintenue 2mn a environs 30cm sous l’eau ) n’a retenue l’eau que partiellement.

J’avoue ne pas avoir chercher à savoir d’où étais venue l’entrée d’eau. Vu la répartition je pense qu’elle était très localisée, peu être du coté du cran de verrouillage.
Donc pour conclure ce point le sac est étanche oui mais pas longtemps en immersion totale. Immersion total qui ne peut intervenir naturellement tant la flottabilité est importante.
Si un sac tombe à l’eau, il flotte et le matériel est protégé pour un moment. Par contre si l’on le maintient immergé (en traversant, sac sur le dos, une rivière par exemple) là et au vu ce test l’étanchéité n’est plus garantie. Dans cette hypothèse il est plus sûr de décapeler, poser le sac sur l’eau et le pousser.



MAJ 06-2008: Mésaventures

Au bout d'une bonne année d'usage régulier la fermeture étanche devenait difficile sinon impossible a fermer à un endroit précis (sans dommages visibles) et surtout la toile cirée du sarcophage étanche s'est finalement délitée et percée au niveau de la pliure (lorsque le sarcophage est ouvert en grand) sur un seul coté.
Inutile de dire que cela m'a un tantinnet contrarié de perdre l'étanchéité (déja relative) ainsi.
En désespoir de cause j'écris sur le site de Lowepro (US donc) un petit mail m'insurgeant gentiment contre cette usure rapide et demandant si le sarocophage étanche n'était pas vendu seul (pour remplacement). Quelle ne fut pas ma surprise le lendemain de trouver un réponse de l'importateur français me proposant de m'en envoyer un et de le trouver à la poste 3 jours plus tard sans que je n'ai eu à débourser un centime.
Là je dois avouer que le SAV Lowepro m'a totalement scié !
Remplacer gratuitement un élément que beaucoup d'autres auraient qualifié "d'usure" est suffisament rare de nos jours pour être noté et apprécié :o)

L'occasion était trop bonne j'ai donc refais le test d'étanchéité en piscine. Sauf que cette fois ci je n'ai plongé que ce sarcophage, glissière bien graissée et 10kg de briques emballées (pour ne pas "blesser" le matériaux) à l'intérieur.
La flotabilité est toujours sidérante (logique vu le volume d'air emprisonné remarquez). J'ai ensuite forcé l'immerssion et ce jusque 5 mn sans qu'une seule bulle d'air ne s'échappe. A l'ouverture c'était parfaitement sec.
Est ce que l'étanchéité limité de la première version venait d'un défaut de la glissière ou d'une insuffisance de lubrification (qui joue forcément un rôle) ? Impossible à dire. Sinon que l'entrée d'eau s'était faite globalement au niveau du point qui un an plus tard posait problème sur la glissière.

En conclusion un grand bravo à Lowepro pour son attitude et le dryzone peu donc être réellement complètement étanche. Double bonne nouvelle :o)



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